La Gaspésie en ancienne La voiture: une Wills Sainte-Claire 1926
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Par Richard Coulombe
Faire le tour de la Gaspésie en voiture ancienne, voilà un voyage que je mijotais depuis longtemps. En juin, les jours sont les plus
longs, les routes moins fréquentées. Le 8 juin, la Wills Ste-Claire, aussi connue comme «Bernache du Canada» partait en
«migration».
À ce périple s’étaient déjà greffés trois événements. Les 11 et 12 juin, Le Musée du Domaine à Pohénégamook faisait l’
ouverture officielle de son excellent restaurant « La Maison de Lucie » sur les rives du lac. Samedi le 12, il y avait visite du
musée ou la Wills a accueilli les médias tous embêtés de l’identifier. J’ai dû parler de C. Harold Wills, un génie mal connu dans l’
histoire automobile.
Le musée est superbe, l’entrée gratuite; on vous demandera une contribution volontaire pour la Fondation de Mères en
difficulté, la raison d’être du Domaine.
La table chez « Lucie » est savoureuse. Les prix Bistro du midi sont raisonnables.
Samedi PM, route vers Mont-Joli (125 milles) où il y a exposition. La Wills comptait parmi sept ou huit anciennes pré-guerre.
Elle a intrigué beaucoup après 460 milles de route.
Lundi, le 14 à 7 heures, la Gaspésie c’est parti, avec l’idée de faire 175 milles. Les routes sont très belles. Les bordures sont
pavées presque tout le long, donc, pas de problème à laisser le trafic. De belles routes droites, les roues presque dans le fleuve.
À Rivière Madeleine, les choses se corsent avec de longues côtes où on perd le fleuve de vue pour 10-15 milles. Elles se
montent en deuxième et elles doivent aussi se descendre en deuxième.
Le vent avait viré « nordet »; donc, le coupe-vent, le casque, même les gants mais toujours le toit baissé et ça roule très bien. Et
« si on se rendait à Percé aujourd’hui chérie? Un autre 100 milles » ------ « Allons-y, c’est toi qui conduis chéri !»
Quelle arrivée spectaculaire en haut de la côte de Percé vers 17 heures sous une pluie froide après 275 milles! Un amateur nous
attendait, un accueillant Denis Després y tient la seule station service dans le village. Il a donc abrité la Wills pour 2 nuits. J’ai
pu changer l’huile, regarder les bougies, ajuster les pointes et la laver. Tout était correct.
C’était comme si on se connaissait déjà, Denis Després et moi. En Gaspésie, les gens s’entraident comme ça le plus
naturellement du monde. Denis vous recevrait tout aussi bien en vous voyant arriver d’aussi loin en ancienne. Il y a aussi un
Ronald Langlais de Gaspé qui connaît tout le monde et prépare le terrain. Il est même venu de Gaspé pour passer la soirée du 15
tous ensemble en se déplaçant dans Percé en Wills.
Le retour par la Baie des Chaleurs est différent, plus chaud. Les villages sont plus nombreux, les routes encore plus belles et
presque pas de côtes. La Wills est maintenant décommandée à 3.3 pour 1. Elle roulait donc docilement à 40-45-50 milles à l’
heure. Quelle belle façon de sillonner ce si beau coin de pays qu’est la Gaspésie, avec le fleuve, l’air de la mer, à vitesse civilisée
et la plupart du temps le toit baissé.
Il y avait aussi les 90 ans de ma mère au Cap St-Ignace, dimanche le 20 juin.
Revenus le 21 juin par la 132, jusqu’à Yamaska et l’intérieur des terres.
En tout, 1427 milles à 19-20 milles au gallon.
Si ça vous tente la Gaspésie, allez-y c’est si joli et partout vous serez bien accueillis.
Margot et Richard Coulombe





